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Tout sur les Basques§ de Mutur Zikin §
Itzalaren pareko, Suntsi dire bethiko Populu handiak, Denborako nausiak, Ez ezagun tokiak: Bera Eskalduna Bizi egon dena! Les grands peuples, les maîtres de leur temps, ont disparu à jamais, pareils à des ombres, mais non les lieux qui les connurent: Le peuple basque, lui, est le seul qui ait survécu! Jean Martin Hiribarren dans Hirugarren
kanta (1853)
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Euskaldunak
(Les Basques)
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Population totale : |
- 2 106 000 (70%) se considèrent Basques parmi
3 007 660
habitants (2007) |
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Populations significatives en : |
Provinces historiques |
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Langue : |
Dans les 7 provinces (2005) |
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Religion : |
Majoritairement catholique |
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Groupes ethniques relatifs : |
aucun autre peuple |
Les Basques constituent une population
d’origine non indo-européenne,
implantée principalement au Sud-ouest de la France et au Nord de l’Espagne
dans le Pays Basque.
Une forte émigration historique a engendré une diaspora basque, principalement
établie sur le continent américain. Les Basques (ou «Euskariens» en français),
sont des Euskaldunak quand ils parlent le basque
ou sont des Euskotarrak quand ils se définissent comme ethniquement
basques, s’exprimant en erdara
avec ou sans le basque. De nombreuses caractéristiques distinguent le peuple
basque de ses voisins que sont les Français et les Espagnols.
En Basque, toutes les lettres se prononcent. Le E se prononce «é», le U «ou»,
le J «i», le Z «ç», le S «sh» et le X «ch»
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Les Basques sont l’objet d’études innombrables de la part de chercheurs en anthropologie, en biologie ou linguistes depuis plus d’un siècle. Un grand nombre d’hypothèses des plus sérieuses au plus farfelues ont donné des résultats qui confirment désormais l’enracinement des Basques dans cette partie de l’Europe depuis la préhistoire et tendent à classifier le peuple au rang d’ancêtre.
Harrespil d’Okabe à Lecumberry
Les Origines des Basques sont diverses. En Europe, les Basques se distinguent de tous les autres peuples européens par la différence de leur provenance selon des caractéristiques linguistiques, historiques et génétiques.
Les outils actuels
d’analyse sont surtout ciblés vers la linguistique et la génétique. Ils
peuvent apporter un éclairage nouveau sur le mystère des origines des Basques.
Le projet HIPVAL
entre autres, essaye de donner des réponses aux origines des Basques par
le biais d’études sur l’ADN
mitochondrial ou linguistique, entre autres.
Bien que les mots «vascon» et «basque» soient liés, il n’y a pas véritablement
de preuve scientifique que les Vascons, dont on ne connaît pas la langue,
soient les ancêtres ou soient apparentés aux Basques actuels.
Linguistique
En ce qui concerne
la langue basque ou
euskara, il n’y a en Gascogne,
dans le sud-ouest de la France, des indices qui montrent que la langue parlée
avant l’arrivée des Romains, l’aquitain,
était apparentée au basque.
On a récemment découvert des inscriptions du IIIe siècle en basque dans les grottes de
Iruña-Veleia
(Alava).
[Réf]
Bien que la datation ne puisse être confirmée, les inscriptions se trouvent
entre les restes d’une habitation du Ve siècle et semblent être de facture chrétienne.
[Réf]
Ce sont les textes basques les plus anciens d’Espagne.
Quelques auteurs croient également que la langue basque fournit l’évidence
pour une origine de l’âge
de pierre : les mots «couteau» et «hache» viennent de la racine du
mot «pierre», suggérant que la langue se soit développée quand des couteaux
et les haches ont été crée à partir de pierres plutôt que du bronze ou du
fer.
Génétique
L’analyse
d’ADN mitochondrial retraçant un sous-groupe rare du
haplogroupe
U8 place l’ascendance des Basques dans le
Paléolithique
supérieur. Les Basques possèdent l’haplogroupe H typique des peuples
Caucasoïdes ainsi que l’haplogroupe V. Or l’haplogroupe U est fréquent
chez les Ouraliens et pré-Ouraliens
De nombreuses études génétiques classent les Basques dans une catégorie à
part de ses voisins limitrophes
Voir la classification
des Basques.
Autres indices très anciens
D’autres pistes
très concrètes font l’objet d’études et de réflexions faces aux coïncidences.
- Le calendrier traditionnel basque
qui contient des repères solaires utilisés pour
les changements de saisons, des changements lunaires et pour le
pastoralisme.
Il était composé de 3 jours seulement.
- Certains mots ne viennent-ils pas de temps archaïques tel que
urra
(la noisette) qui précède au mot intxaurra (la noix). (Noix retrouvée il y a
plus de 16 000 ans dans des sites préhistoriques.)
- Tout le cheptel
animal excepté la volaille est composé de noms basques, différent des langues
indo-européennes, en conséquence les Basques auraient domestiqué les bêtes
avant l’arrivée des autres peuplades venues d’Asie.
- Dans le Guipúzcoa,
à Herriko Barra, Zarautz, on
démontre la présence de céréales datées de 6 000 ans.
Donc l’élevage et l’agriculture se sont installés en même temps que l’avancée de forêts de chênes, suite au réchauffement climatique
durant cette période.
Cette première
hypothèse semble être de loin la plus crédible et étudiée. Elle postule
qu’au début de l’ère glaciaire, les
Hommes
de Cro-Magnon du continent européen aient trouvé refuge dans les zones au
climat le plus doux : l’Ukraine et le sud-ouest européen, formant dans
la zone pyrénéenne et dans le sud de l’actuelle France le groupe humain
proto-Basque.
Dès 16 000 ans avant notre ère, le climat commença à se réchauffer, et
en vertu de cette hypothèse, cette période aurait également correspondu au début
de l’expansion de ces proto-Basques, comme l’indiquerait l’expansion de la
culture magdalénienne
au travers de l’Europe dépeuplée. Cette culture possède pour expression la
plus connue l’art
pariétal (peintures rupestres) qui orne les grottes européennes de
l’arc atlantique, autour de l’actuel Golfe
de Gascogne.
Il y a 10 000 ans, les glaciers scandinaves commencèrent à fondre,
favorisant l’expansion des proto-Basques ou proto-Européens dans cette même
zone ainsi que vers le nord de l’Afrique. Cette hypothèse s’appuie sur trois différents ensembles de travaux, l’un
sur la génétique (Forster et al.) et les deux autres de types linguistiques
(Vennemann et al.).
Des
investigations paléogénétiques (études basées sur l’ADN
mitochondrial) réalisées par l’UCM
[Réf]
indiquent que la population basque possède un profil génétique qui coïncide
avec la majorité des habitants européens et qui remonte aux temps préhistoriques.
Les études de Peter Forster
[Réf]
laissent ainsi supposer qu’il y a 20 000 ans, les hommes se sont réfugiés
en Béringie
et Ibérie,
ceux qui restèrent en Ibérie présentant les
haplogroupes
H et V. De plus, ces peuples d’Ibérie ou du sud de la France colonisent il y
a 15 000 ans une partie de la Scandinavie ainsi que le nord de l’Afrique.[Réf]
Les études menées par A. Alzualde, N. Izagirre, S. Alonso, A. Alonso et C. de
la Rua
[Réf]
sur l’ADN mitochondrial des êtres humains ensevelis dans le cimetière préhistorique
de Aldaieta (Alava), indiquent l’absence de différences entre ceux-ci et le
reste des européens «atlantiques».
Cependant, d’autres études génétiques révèlent quant à elles des singularités
entre les habitants qui peuplent actuellement ces divers territoires. Certaines
distinguent différents types entre les Basques comme celles de René Herrera
de l’Université de Floride et Mikel Iriondo, María del Carmen Barbero et
Carmen Manzano de l’Université du Pays Basque
[Réf],
alors que d’autres, basées sur l’étude du chromosome Y, apparentent génétiquement les Basques aux Celtes
gallois et irlandais.[Réf]
René Herrera indique:
«On croit qu’ils («les
Basques») descendent directement de Cro-Magnon, qu’ils représentent un
refuge de la dernière glaciation et que leur ADN est très particulier»,
alors que «leur étude nous indique que chaque province
et chaque région possède un profil génétique qui se différencie de celui
des autres provinces et régions. Nous parlons des régions traditionnellement
basques et d’autres qui furent touchées par d’autres migrations péninsulaires.
Beaucoup de ces singularités peuvent être attribuées à ces migrations
provenant d’autres parties de l’Europe ou d’Ibérie,
et d’autres non. D’autant plus qu’entre les régions qui possèdent un profil génétique
majoritairement basque - dû à l’isolement - il existe des différences».
la majorité des
hypothèses ci-dessous sont désormais fortement discutables et même caduques.
Mais durant des années, elles ont fait l’objet d’études très sérieuses
que la technologie et les nouvelles connaissances historiques ont remis en
question. Toutes ces études ne sont néanmoins pas vaines.
La théorie du basco-ibérisme affirme que, d’une façon ou d’une autre, il existe une relation entre les langues basque et ibère, de telle sorte que le basque est une évolution de l’ibère ou d’une langue de la même famille que l’ibère. Le premier à présenter cette possibilité fut Strabon, qui affirma au Ier siècle av. J.-C.(c’est-à-dire quand la langue ibère était encore parlée dans la péninsule) que les Ibères et les Aquitains étaient semblables physiquement et qu’ils parlaient des langues similaires. Au début du XIXe siècle, l’Allemand Wilhelm von Humboldt avança subséquemment une série d’études que les Basques étaient un peuple ibère. Sur plus d’un millier de mot ibères, seulement 51 ont pu être rapprochés au basque dont 5 coïncident, 12 sont probables et 34 sont douteux.
Une théorie
alternative concernant l’origine des Basques consiste à postuler leur arrivée
avec les peuples indo-européens
il y 4 000 ans. Il existe des exemples d’événements similaires. Ainsi, durant les
migrations
germaniques qui déferleront sur l’Europe après la chute de Rome, la très
grande majorité des tribus était indo-européenne, excepté les tribus
Huns
et Avars. Cependant, il n’y a pas de preuves qu’un idiome indo-européen eu été
parlé dans la péninsule et, par conséquent, on ignore si des peuples
indo-européens s’y sont vraiment établis il y a 4 000 ans - soit 2 000
ans av. J.-C. Certains chercheurs ont proposé des similitudes entre le basque et les
langues
caucasiennes, particulièrement le
géorgien,
en argumentant qu’un groupe de Caucasiens pourrait s’être joint à
l’invasion de l’Europe par les peuples indo-européens. D’un point de vue
grammatical et typologique, ils comparent les objets en langues
agglutinantes et ergatives,
et avec le même système déclinatif. Cependant, la possible relation de
proximité linguistique entre le basque et les langues caucasiennes est niée
par des auteurs de la stature de Larry Trask, qui affirment ne rencontrer aucune
occurrence permettant de soutenir cette thèse. Cette contestation est
d’ailleurs appuyée par la proximité génétique découverte entre les
Basques et Celtes d’Irlande et de Galles.
En linguistique et
ethnographie, Euskarisation tardive (de l’espagnol vasconización tardía) est
l’hypothèse, défendue par beaucoup d’experts, qui place au Ve
ou VIe siècle
EC
l’arrivée des premiers bascophones en
Ibérie jusqu’au
nord-est de l’Aquitaine. Aucune de ses théories n’est complètement acceptée
cependant quelques résultats
archéologiques semblent confirmer la présence de la langue basque en
Álava entre le
IIIe et le IVe siècle EC.
Vers la fin de la république romaine et pendant les premiers siècles de
l’empire, une migration de Bascophones venus d’Aquitaine va supplanter des
populations autochtones dont le
substrat
antique serait indo-européen. Cette migration augmenterait avec un pic au VIe
et VIIe siècle. En vertu de cette
hypothèse, les premiers «bascophones» seraient
des Aquitains
qui se seraient «superposés» aux habitants «vascons» romanisés dès le Ier siècle, dans une migration continue jusqu’au Ve siècle.
Dans son livre de 2008, Historia de las Lenguas de Europa, le
philologue et
helléniste espagnol Francisco Rodríguez Adrados a repris la discussion en
arguant du fait que la langue basque est plus ancienne en Aquitaine que dans le
Pays Basque espagnol, et qu’elle est parlée maintenant sur son territoire en
raison de la pression des invasions celtiques. Cette théorie est la «vasconisation
tardive de la dépression basque».
Le prestigieux linguiste
Koldo
Mitxelena opposa de nombreux contre-arguments, mais les études de sépultures,
et plus particulièrement de corps de morphologie aquitaine s’y trouvant,
renvoient à une migration importante datée des Ve
et VIe siècles, ce qui
donne de nouvelles perspectives à cette hypothèse, d’autant qu’on ne
trouve la trace écrite d’aucune invasion autre que celle des
Huns,
des Alains et des Germains (Vandales) durant ces deux siècles. Les prospections faites indiquent que des vestiges
d’installations celtiques apparaissent au-dessus d’une première «coupe»
indigène. Ces différentes cultures ont cohabité, avec cependant une suprématie
sociale des Celtes. Ces Indo-européens se superposeront de façon étendue et
profonde au substrat prénéolithique antérieur, mais seront ensuite débordés
par la présence aquitaine. Au printemps 2006, des inscriptions en euskara datées entre les IIIe
et VIe siècles furent découvertes dans l’oppidum romain de Iruña-Veleia
(Alava). La datation est à confirmer, mais ces inscriptions, qui pour certains
renforcent cette théorie et pour d’autres la remettent en question, se
trouvent dans les restes d’une habitation du Ve siècle
[Réf],
découverte avec d’autres vestiges dans la vallée du
Cidacos,
dans la communauté autonome de la
Rioja. Dans tous les cas, une migration aquitaine n’indique pas s’il y a eu ou non
des Basques dans le lieu d’arrivée, ni n’explique leurs origines si l’on
ne résout pas en même temps la précédence des Aquitains. Beaucoup considèrent
ceux-ci comme Basques, qui, dans le cadre de la première
hypothèse évoquée, procèdent de la sédentarisation de groupes humains
sur l’arc atlantique au temps de la dernière glaciation.
D’après ses écrits, Edgar Cayce relate de la migration des Atlantes fuyant la destruction finale de la dernière île 10 000 ans avant J-C, issue de trois immenses masses terrestres au milieu de l’océan Atlantique. Atlantis ou l’Atlantide possédait la maîtrise parfaite de l’énergie nucléaire, la télépathie, le courant électrique, la propulsion mécanique de vaisseaux maritimes et aériens, une médecine très sophistiquée…etc. [Réf] Elle entraîna sa propre destruction et l’immersion du continent. Cayce relate que plusieurs des survivants allèrent en Amérique du Nord, en Égypte, dans les montagnes pyrénéennes alors que peu allèrent vers le Gobi. Les Archéologues ont constamment avancé que les Basques sont arrivés dans cette région entre 13 000 et 8 000 ans avant J-C. Si cette théorie est validée, alors il faut s’attendre à ce que l’ADN basque soit en lien avec l’ADN originaire du Sud-ouest de l’Europe, l’haplogroupe V. [Réf] Dans la génétique humaine, l’haplogroupe V est un haplogroupe d’ADN mitochondrial humain (mtDNA). L’haplogroupe V est censé être apparut approximativement il y a 12 000 ans, probablement en Ibérie. On le trouve avec des concentrations particulièrement élevées dans la population de Sami en Scandinavie nordique, aussi bien que chez les Basques (12%). haplogroupe V dérive de l’haplogroupe HV, qui a également provoqué l’haplogroupe H (dont possède la moitié des Européens, Nord Africains et Moyen Orient). Les faits sont les suivants, les échantillons dentaires et os prélevés sur 121 individus situés sur les sites préhistoriques basques, datant de 3000 à 1400 avant EC, ont démontré une présence élevée de l’haplogroupe H (37.2%) et plus surprenant l’haplogroupe X (9..1%). Cela conclue qu’entre 9000 et 3000 avant EC, des groupes humains avec l’haplogroupe X vivaient dans cette région. Cet haplogroupe X est présent chez, les Algonquins (25%), Sioux (15%), Nuu-Chah-Nulth (11%–13%), Navajo (7%), Yakima (5%), et parmi les Yanomami (12%) et récemment, certains archéologues anglo-saxons ont trouvé des similitudes entre l’industrie solutréenne et les outils tardifs du site de Clovis (Nouveau-Mexique, États-Unis). Ils ont alors suggéré que les solutréens avaient traversé l’Océan Atlantique durant l’époque glaciaire en longeant ses rivages glacés par cabotage, à l’aide de techniques de survie similaires à celles du peuple inuit actuel. Des recherches sur l’ADN mitochondrial de type "haplogroupe X" présent en Europe et chez certains peuples d’amérindiens indiqueraient la présence d’une lignée européenne; de plus, les ressemblances trouvées par certains linguistes entre les langues pré-indoeuropéennes que sont le basque et l’algonquin iraient dans le sens de cette thèse. Toutefois, cette hypothèse reste très controversée et il semble plus probable que les similitudes entre pièces bifaciales solutréennes et amérindiennes résultent de convergences morphologiques. Pour Cayce, l’haplogroupe X est le lien génétique qui lie les Basques aux survivants de l’Atlantide.
D’après les derniers travaux sur l’origine des langues de Merrit Ruhlen, ce dernier réaffirme que le basque est bien issu d’un groupe de langues non indo-européennes, et que l’on nomme déné-caucasien. En effet, il avait déjà été remarqué des points communs entre le basque et des langues parlées dans les montagnes du Caucase, comme l’ancien géorgien par exemple. Selon Ruhlen, c’est par conséquent bien vers la région du Caucase qu’il faut chercher l’origine de la langue basque ou du moins de son groupe de naissance. C’est ensuite que les Basques ont développé sur leur terroir des caractéristiques propres. Depuis sa parution en avril 2007, cet ouvrage est au centre des débats entre linguistes, généticiens et archéologues. Ces derniers lui reprochent principalement d’avoir extrapolé dans l’inconnu.
EuropeLa plupart des Basques vivent dans les sept
provinces historiques du Pays Basque (20 747 km²) et se répartissent
entre la France et l’Espagne, à proximité du golfe de Gascogne
au bord de l’océan Atlantique, sur les deux versants des montagnes pyrénéennes,
de Mauléon-Licharre
à Bilbao.
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Trois provinces historiques au nord des Pyrénées en Iparralde ou Pays basque français: Ils ne représentent que 9% de la population totale du Pays Basque.
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Enclaves et fragments administratifs
Le Pays Basque compte 685 communes et 76 facerías ou parzonerías, incluant Eskiula (Soule), Villaverde Turtzioz (Bizkaia) et Trebiñu (Araba). La distribution par territoires est la suivante : Araba 53 municipalités, Bizkaia 113, Gipuzkoa 88, Labourd 41, Basse-Navarre 75, Navarre 272 et 43 communes en Soule. 70 des 76 facerías se trouvent en Navarre. [Réf] Il existe 3 enclaves administratives dont le Comté de Treviño, Valle de Villaverde et l’exclave administrative de Petilla de Aragón, 1 fragment administratif tel que Urduña et 3 communes françaises Sames, Gestas et Esquiule.
- 1: Enclaves administratives
Enclave de Valle de Villaverde ou Villaverde Turtzioz en basque.
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Tout comme el contado de Treviño, ce territoire est toujours réclamé par quelques partis politiques basques, bien que le président de la Communauté autonome de Cantabrie, Miguel Angel Revilla, ait déjà montré son opposition totale à le céder. La commune est régie actuellement par une majorité absolue de conseillés issus du Partido Regionalista de Cantabria (PRC). Aux élections municipales de mai 2007, le PRC a obtenu 71, 90 % avec 6 conseillés et un pour l’IU (Izquierda Unida) avec 17, 82 %. Au début des années 90, l’actuelle formation du PRC, lors d’un groupement indépendant, a publiquement demandé son rattachement au Pays Basque. La région cantabrique a décidé d’investir un million dans la municipalité et jusqu’à présent, elle est parvenue à régler le sujet sur la propriété. Malgré tout, les revendications basques, comme dans le comté Treviño, sont présentes partout sur les panneaux d’affichage et de signalisation. |
Enclave du Comté de Treviño ou Trebiñu
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Cette enclave, composée du comté de Treviño (209 km²) et du village d’Arganzón (19 km²), appartient à la Députation de Burgos, qui avec l’assemblée de Castille-et-Léon, pour leurs parts, s’opposent à ce que le comté se sépare de la province de Burgos. Il existe une véritable revendication territoriale depuis de nombreuses années, et les forces politiques présentes en Alava réclament et considèrent ce territoire comme une partie intégrante de la province. Sa superficie de 228 km² est grande pour une population de seulement 1800 habitants. Une consultation a montré que la vaste majorité des résidants veulent être sollicités sur ce sujet avec la tenue d’un referendum. Le statut d’Autonomie de Castille-et-Léon exige, que si Treviño s’incorpore à l’Alava, il lui faut un rapport favorable de la province de Burgos et de la Communauté autonome de Castille-et-Léon, ainsi que une approbation par les Cortes Générales. Le gouvernement et le Parlement basque ont posé un recours d’inconstitutionnalité durant les années 80 contre ce statut, qui a été rejeté par le Tribunal Constitutionnel. Une partie du nationalisme castillan revendique la propriété de Treviño alors qu’une autre partie comme la Gauche Castillane et le Mouvement Populaire Castillan, renonce à l’enclave. Pendant ce temps, le traitement des déchets et le recyclage sont gérés par la C.A. d’Euskadi et la présence de panneaux et d’affiches bilingues est plus qu’omniprésente dans tous les lieux. L’affichage en euskara est un appel du pied à l’Alava de cette petite communauté hispanophone. Les élections municipales de 2007 ont donné, 4 conseillers municipaux au Groupement Électoral Indépendant du Comté de Treviño, 5 au Parti Populaire, un pour le PSOE et un autre pour l’ANV. Le Groupement Électoral Indépendant est favorable à ce que le comté dépende administrativement du Pays Basque. Dans la commune d’Arganzón ou Argantzun, le GEI a obtenu cinq conseillers municipaux, un pour l’ANV et un pour le PP. |
En Castillan et en Basque, la mairie de Triviño affiche en grand «Burgos contre la volonté des Treviniens». |
Petilla de Aragón est une commune de Navarre, appelée «îles», et composée de deux enclaves dans la province de Zaragoza en Aragon, avec l’enclave principale de Petilla au nord et las Bastanes au sud. Située à 71km de la capital, Pampelune, elle appartient à la merindad de Sangüesa, d’un point de vue ecclésiastique au diocèse de Jaca et archidiocèse de Pampelune. Sa situation géographique particulière comme enclave navarraise dans des terres aragonaises est à l’origine de la polémique à savoir si l’histologiste Santiago Ramón y Cajal est aragonais ou navarrais. Ce territoire fut aussi le dernier lieu à maintenir vivante la langue aragonaise dans des terres navarraises.
- 2: Fragments administratifs
Urduña-Orduña est une ville située entre la province d’Álava et de Burgos. Au XIIIe siècle, Urduña est un important centre commercial mais en 1536, la ville est détruite par un incendie et cet incident va diminuer son importance économique. Au XXe siècle, l’essor de la station thermale la revitalise.
- 3: Communes enclavées et détachées
Esquiule ou Eskiula est une commune souletine, fondée au milieu du XVe siècle sur des terres béarnaises. Les vicomtes de Béarn ayant accordé une charte de franchise à Esquiule, la nouvelle «ville» fut peuplée de souletins et la paroisse n’en est pas moins demeurée sous juridiction béarnaise (dépendant tant de la subdélégation que de la sénéchaussée d’Oloron), et a été rattachée au canton d’Aramits à la départementalisation en 1790. On peut d’ailleurs préciser que le 23 janvier 1796, la population a réclamé par référendum son rattachement au canton basque de Barcus, ce qui ne lui a pas été concédé. Elle fait partie de la Communauté de communes du Piémont Oloronais et du canton d’Oloron-Sainte-Marie-Ouest.
Sames ou Samatze est une commune bas-navarraise enclavée entre le Labourd et les Landes, dans le canton de Bidache.
Gestas ou Jeztaze est une enclave béarnaise qui appartient à la Soule et qui est rattaché au canton de Saint-Palais.
Le climat a joué un rôle historique étant donné sa
diversité et sa douceur sont à l’origine de la survie de peuplades
proto-Basques. Due à une grande variation du relief et à une proximité de
l’Océan Atlantique, les Basques vivent sur 4 zones climatiques différentes
malgré la petite taille du territoire :
Un climat subdésertique au sud de la Navarre. Un climat subalpin au sud de la
Soule. Un climat méditerranéen
en l’Alava et une partie de la Navarre et un
climat océanique,
qui est de loin le climat principal car on le retrouve dans toute la Biscaye, le
Guipúzcoa, le Labourd, la Basse-Navarre et au nord de la Soule.
Voir la carte des influences culturelles au Pays Basque
Encartaciones en Biscaye
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Les Enkarterriak («Encartaciones en castillan») en Biscaye. Contrairement à l’Álava, la langue basque n’avait plus été parlée dans les Enkarterriak depuis plus de 15 siècles étant donné que durant la période préromaine, cette région était majoritairement peuplée de tribus indo-européennes tels que les Cantabres, qui se sont lentement latinisés après la conquête. La langue traditionnelle et la culture de ces lieux était le «montañés», un dialecte de la langue asturienne qui a été graduellement remplacé par le castillan, et aujourd’hui langue de toute la population des Enkarterriak. Il faut souligner que quelques mots en asturien demeurent toujours dans les discours de la vie quotidienne. Cependant depuis 25 ans, l’eukarisation dans les écoles a changé profondément le visage culturel de cette région et 17% de la population, exclusivement les jeunes, comprend aujourd’hui le basque.
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Grande peinture à la place de la Mairie de Karrantza, dans les Enkarterriak. |
En Álava
De part sa faible population et une forte immigration espagnole à Vitoria-Gasteiz dans les années 60-70, la population alavaise a changée rapidement. Aujourd’hui, la capitale de la C.A.P.B représente 76% de la population totale de la province l’Álava. Cette concentration est unique en Espagne. Dans la partie méridionale d’Álava, particulièrement dans la vallée de l’Èbre, après que les Basques aient eu alors euskarisé La Rioja, la langue latine a remplacé progressivement le basque entre le XVIIe et le XIXe siècle. L’Álava fut aussi une des voies de pénétration du latin vers les montagnes de la Cantabrie durant la période romaine. Mais paradoxalement, même si la population est unilingue espagnol à plus de 73%, c’est la seconde des 7 provinces après le Gipuzkoa, où les gens se considèrent le plus basque avec un taux de 79%. Il y a quelques années, un parti politique, Unidad Alavesa, qui était en faveur de la sécession du Pays Basque en tant que nouvelle communauté autonome espagnole, eu un pic à l’élection de 1992 avec 22% des voix.
Populations espagnoles et françaises
30% de la population de la Communauté autonome basque est née hors du territoire, ils viennent d’autres régions d’Espagne pour la majorité et 40% des personnes vivant sur ce territoire n’ont aucun des deux parents qui y sont nés. L’augmentation de la population au Pays Basque français s’est faite progressivement passant de 205 000 habitants en 1960 à 219 000 en 1970, 236 000 en 1980 et 250 000 en 1990. Au Labourd 44% de la population est née à l’extérieur de la province et cela est dû principalement aux résidences secondaires et aux retraités qui s’installent à proximité de la côte.
En Navarre
Les 53% de ses habitants rejettent l’identité basque et se déclarent navarrais et/ou espagnols. Cette singularité pose un défit pour la Navarre, car le tiers de sa population reste farouchement attachée à la culture basque et à sa langue.
D’autres vieilles minorités historiques
Comme dans le reste de l’Espagne et de la France, les routes du Pays Basque ont été parcourues par des Gitans nomades et Mercheros (parlant le Quinqui), qui se sont liés à la société rurale en tant que négociants et artisans, pour les déplacements du bétail. Après l’industrialisation, ils se sont établis dans des taudis près des grandes villes. Le Guipúzcoa et le Pays Basques français ont été également visités par d’autres branches de Rroms d’origine balkanique (connue dans le Pays Basque comme buhameak ou bohémiens). Des deux côtés des Pyrénées, los «Agotes» ou Cagots (Crestias) en français furent une autre minorité dédaignée. Ils n’étaient pas un peuple à part, mais vécurent comme des personnes intouchables dans les villages basques mais on les laissait se marier seulement qu’entre eux. Leur origine est remplie de légendes et de superstitions mais le terme de «Chrestians» désignait les chrétiens ariens, de religion arianiste, religion adoptée par les Lombards, les Wisigoths et les Ostrogoths. Ces minorités ont difficilement été assimilées par la société. Selon Rochas, au XVIIe siècle ils représentaient 400 habitants dans 60 maisons dans le hameau de Bozate»((Baztan), dernier village des Cagots, et «Ils parlaient la langue basque la plus pure» . Voir: Musée ethnographique des Cagots.
Minorités gasconnes et béarnaises
Certaines zones délimitent la frontière linguistique entre le basque et l’Occitan. - Zone basco-gasconne: Bayonne est une ville où le basque et le gascon se côtoient depuis des siècles, mais la culture urbaine et française se sont imposées fortement au dépend principalement du gascon. Quant à Bidache, de la fin du XVIe siècle à la Révolution française, elle constitua une petite principauté qui concrètement pouvait rendre justice en dernier ressort, sans recourt possible pour les royaumes de France ou de Navarre. C’est pour cette raison que Bidache fut un havre pour les juifs qui fuyaient l’inquisition espagnole et autres malfaiteurs. D’autres villages où le gascon est plus (Samatze, Bokale, Lekuine, Gixune, Erango) ou moins (Batisda, Akamarre, Burgue-Erreiti) présent. - Zone basco-béarnaise: De part son enclavement en Béarn, Jeztaze est souvent considérée comme faisant partie du Béarn. Montori-Berorize est la commune de Soule la moins bascophone, ayant été le théâtre de nombreux affrontements seigneuriaux au cours des XVe et le XVIIe siècle et située à la limite du Béarn, elle s’harmonise aujourd’hui dans une double culture.
La diaspora basque est un nom donné pour décrire la dispersion des Basques dans le monde entier. Un grand nombre de Basques a quitté le Pays Basque pour émigrer principalement en Argentine et aux États-Unis et ailleurs dans le monde. On la nomme parfois la «huitième province».
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Une famille (Etxekoak) type du début du XXe siècle (Etxe = maison, Jaun = maître, Zahar = vieux, Andre = femme) 1: Seconde fille entrera dans les ordres au couvent de Berriz. 2: Troisième fils ira à Mar del Plata en Argentine. 3: Fille aînée nouvelle maîtresse de maison ou etxeko andrea. 4: Mari de la maîtresse de maison, fils cadet d’une autre famille et changera son nom famille pour celui de sa femme. 5: Le vieux maître de maison ou Jaun zahar, Aitatxi. Un veuf, l’Amatxi ou la grand-mère étant décédée. 6: Fille aînée de l’etxeko jaunak, future maîtresse de maison. 7: Troisième enfant de l’etxeko jaunak, immigrera à Monterrey, Mexique. 8: Deuxième enfant de l’etxeko jaunak, ira travailler à Bilbao. 9: Quatrième fils qui deviendra berger à Ontario, Oregon (U.S.A). 10: Cinquième fille qui se placera comme servante dans une autre ferme à Goizueta. 11: Le cadet restera à la baserri (ferme familiale) et sera l’ouvrier. |
Le sujet de la
diaspora
basque est rarement un sujet de conversation alors que l’émigration fut une
vraie saignée en Euskal Herria. Par exemple, durant tout le XIXe siècle, sur une population de 120 000 habitants en Iparralde, 90 000
émigrèrent sans que la population diminue. Entre 1776 et 1860, c’est plus
de 200 000 Basques qui partiront sur une population de 600 000 en
Hegoalde. Après cinq siècles d’émigration, on estime aujourd’hui à 4 500 000 de personnes à l’étranger
ayant des ancêtres directs basques et à 15 millions de personnes ayant une
ascendance directe (Peut être 40 millions
de patronymes à travers le monde). Les deux exemples de personnes d’origine
basque les plus connus
sont Simon Bolivar
et le Che Guevara.
La diaspora est actuellement dispersée à travers le
monde, et les personnes du groupe ethnique basque, forment une identité
collective distinctive à la culture dominante de leurs sociétés respectives. La majorité
d’entre eux s’est assimilée aux sociétés qui les ont
accueillis et a coupé les liens avec le Pays Basque. Cependant parmi cette diaspora,
quelques milliers de gens veulent retrouver leurs racines et ainsi se définissent
d’origine ethnique basque tout en restant attachés à la nation dans
laquelle ils
sont nés. La diaspora est une réalité culturelle plurielle, et non une
communauté monolithique
et homogène. Les personnes qui la représentent actuellement vivent
principalement en Argentine (15 000 dont 3, 9 millions de descendants
(10%)) et au nord-ouest des États-Unis (58 000). Il y a en a aussi en
Allemagne (31 000), au Mexique (21 000), en Uruguay (11 000), en
Australie (10 000) et au Chili (9 000). |
Suite au vieillissement et à un renouvellement extrêmement faible des populations immigrantes, une loi fut votée par le parlement basque en 1994 avec pour objectif de définir les relations entre la Communauté autonome basque, présidé par le Lehendakari ou Président Juan José Ibarretxe, et les Euskal Etxeak. Le but est de développer des programmes pour la promotion de l’euskara avec parfois des aides financières. La diaspora promeut activement son identité au travers la danse, la gastronomie et les jeux.
Les gens ayant une ascendance basque vivent principalement dans vingt trois pays à travers le monde situé presque exclusivement sur le continent américain. Ils sont organisés et forment plus de 212 Euskal Etxeak, organisant des milliers d’activités socioculturelles chaque année en vue de maintenir la culture vivante. La première organisation moderne d’émigrants a été établie à Montevideo, Uruguay, en 1876, suivi d’une à Buenos Aires, en Argentine et d’une autre à Manille, aux Philippines l’année suivante. La diaspora reste nombreuse, dispersée mais elle est âgée, l’émigration s’étant pratiquement arrêtée dans les années 60. La constitution d’établissements et de réseaux sociaux spécifiques à travers des associations, recoupe plus de 18 000 membres. Ces établissements ou Euskal Etxeak favorisent les interactions transnationales (C’est-à-dire entre Euskal Etxeak) ou transfrontalières (c’est-à-dire avec le Pays Basque). La dispersion à travers le continent américain, montre aussi une diversité linguistique ou des réalités quotidiennes au Canada par exemple qui peuvent différer grandement de celle de l’Uruguay. Depuis des générations, la diaspora s’intègre et s’adapte aux diverses populations et remodèle sa basquitude ou «basquité» (néologisme comme la «francité» au Québec).
L’Argentine détient le record de 98 Euskal Etxeak regroupées au sein de la FEVA fondée en 1955 à Mar del Plata. Aux États-Unis, lors du recensement ethnique en 2 000, 57 793 personnes se reconnaissent comme basques et plus de 41 organismes Basco-Américains (dont 4 ont nouvellement été crées) travaillent quotidiennement pour maintenir et favoriser l’identité basque, chapeauté par NABO ou North American Basque Organization. 20% des Uruguayens ont des origines surtout basco-françaises, tout comme le Chili.
Il y a 2 grandes périodes d’émigration sont à distinguer dans la diaspora américaine. La première phase concerne la diaspora vers l’Amérique durant la conquête espagnole et l’émigration qui s’en suivra. La seconde phase est l’émigration vers les États-Unis et précisément vers les États du Nord-Ouest.
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En 1412, les Islandais notèrent la présence d’une vingtaine de baleinières basques situées à 500 miles à l’ouest de Grundarfjörður mais on suppose que les Basques viennent en Amérique depuis longtemps. En effet, depuis plus d’un siècle avant cette découverte, les Basques vont régulièrement vers les côtes du Labrador et du Groenland pour y pêcher la morue et y chasser la baleine. Leur aide sur la connaissance de ces nouveaux territoires sera une aide précieuse à la Couronne d’Espagne. Au XVe siècle, neuf avant-postes de pêche sont établis au Labrador et à Terre-Neuve dont le plus grand établissement est à Red Bay, avec environ 900 personnes. En 1492, Christophe Colomb découvre soi-disant l’Amérique, ce qui modifiera cependant profondément le mode de vie des Basques et de tout les Européens. Malgré sa faible population, d’illustres découvreurs se feront connaître dans la conquête de l’Amérique. Le marin qui effectua la plus grande expédition maritime à cette époque est Juan Sebastián Elkano. Il fut en effet le capitaine des 18 marins et premiers hommes à faire le tour du monde, Magellan étant décédé aux Philippines durant ce périple. D’autres comme le conquérant Lope d’Agirre, connu pour sa tyrannie et sa cruauté, a parcouru les Andes péruviennes, les rivières Marañón et Amazone jusqu’à l’île Margarita, au Venezuela. |
Juan Sebastian Elkano |
Le droit
d’aînesse en vigueur en Euskal Herria, qui octroyait tout l’héritage
au fils ou à la fille aînée, poussera des milliers de jeunes à prendre le
chemin de l’Amérique hispanique. Il y aura parmi eux des opportunistes - le
Paraguay ayant été colonisé par Domingo Martínez de Irala, le Mexique occidental par Francisco
de Ibarra, les Philippines par
Miguel López
de Legazpi et Andrés de Urdaneta - des religieux comme
Juan
de Zumarraga qui fut le premier évêque du Mexique, défenseur des droits
indiens, et qui rédigea un des premiers documents clef dans l’histoire de la
défense des droits humains ou
François Xavier. Même des compagnies
s’impliquent, comme la Real Compañía Guipuzcoana de Caracas, dans la formation du Venezuela
au XVIIIe siècle. Le plus féroce caudillo royaliste de la guerre d’émancipation américaine,
Pedro Olañeta. Esteban Etxeberria, est considéré comme étant le fondateur
de la littérature argentine. Mais le plus connu, symbole de l’émancipation
des peuples hispaniques en Amérique est
Simón
Bolívar. Nombreux sont ceux qui ont une statue, le nom d’une rue ou un
monument en
Euskal Herria.
L’histoire du Chili, ou celle du Venezuela, ne pourrait être écrite si elle
excluait la contribution des familles basques, et il en est de même pour
l’Argentine, où Juan de Garai fonda la ville de Buenos Aires ainsi que celle de
Santa
Fe au Nord. Les noms de famille basques sont communs dans la toponymie de
la
Pampa.
L’Argentine est le pays dans lequel les Euskaldunak (personnes possédant
l’euskara) ont été les plus nombreux à immigrer durant les XVIe,
XVIIe,
XVIIIe siècles. Elle en a accueilli un très grand nombre et accepta une partie du peuple basque étant donné les événements
postrévolutionnaires français, les campagnes napoléoniennes, les guerres
carlistes
et la guerre franco-prussienne qui favorisaient les départs. Ces événements
s’ajoutant aux années de mauvaises récoltes ou à l’obligation des jeunes
à effectuer le service militaire en Espagne, l’émigration devenait donc une échappatoire.
Le processus migratoire du peuple basque en Argentine s’est développé
en plusieurs étapes. La première vague d’immigration (1835-1853) est
constituée de bergers d’Iparralde. Elle a été suivie par une vague
d’immigration post-constitutionnelle vers 1853-1877 et la plupart d’entre
eux vont surtout au sud de Buenos Aires, dans la Pampa et seront plus de 200 000
à s’y installer entre 1857 et 1864. Par la suite, eut lieu une autre vague
suite à l’approbation de la Loi d’Immigration (1877-1914). La dernière
vague, de 1936 à 1945, a été principalement politique suite à la
guerre
civile espagnole et à la
seconde
guerre mondiale. Dans cette dernière, la contribution basque dans le
milieu culturel argentin a été très importante: création d’éditoriaux,
de revues, de nombreux centres culturels et folkloriques, etc. Finalement,
c’est vers 1950 que commence à diminuer la vague migratoire.
De 1853 à 1943, les Basques ont donné 10 présidents sur 22 à l’Argentine
dont le dictateur
Général
Lanusse et on estime à 16% l’apport basque à l’élite argentine. En
1958, 12 des 50 plus grands propriétaires sont d’origine basque et ces
derniers vont fonder la Bourse du commerce, des banques, se lancer dans la
finance et l’industrie. Cependant, d’autres vont s’illustrer autrement
comme le Che
Guevara, révolutionnaire communiste argentin, dont le père avait des
origines basques et la mère d’origine basco-irlandaise. Guevara vient de la
forme basque Gebara.
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Des colons basques pêchaient les baleines sur les côtes de Terre-Neuve depuis des siècles. Jacques Cartier sera le premier à découvrir le Canada au nom d’un roi. L’explorateur français savait par les récits basques qu’une terre existait à cet endroit du monde. Les Micmacs et les Montagnais sont deux peuples amérindiens qui ont développé un pidgin basque afin de communiquer de façon rudimentaire avec les pêcheurs basques. Quand John Cabot arrive sur cette terre, il y trouve une excellente côte pour la pêche à la morue et malgré la présence en outre de 1 000 bateaux de pêche basques, Cabot réclame la terre pour l’Angleterre. Avec l’interdiction de manger de la viande certains jours avec la réforme catholique du XVIe siècle, la consommation du poisson augmente, et le poisson le mieux conservé dans les longs trajets est la morue. |
Drapeau de Saint-Pierre et Miquelon
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Dans l’Est de l’Amérique du Nord, il y a eu
peu d’immigration sinon de façon sporadique sauf sur l’île de
Saint-Pierre
et Miquelon (30% des familles aujourd’hui sont d’origine basque). L’Ikurriña
fait partie du drapeau officiel.
Le gros de l’immigration, fut durant la ruée vers l’or en Californie vers
1849, des Basques déjà établis comme bergers dans la Pampa d’Amérique du
Sud, se joignent aux rangs des chercheurs d’or. C’est alors, que la plupart
ne trouvant pas d’or, ils retournent leur attention vers le bétail, vers leur
métier d’origine et recommencent à être bergers. Vers 1870, les premiers
bergers qui prospéraient dans l’élevage du mouton, ont ainsi ouvert
apparemment vastes territoires pour nourrir leurs bêtes, de la Californie méridionale,
près des montagnes Rocheuses, en passant par la
Sierra
Nevada jusqu’au plateau de Columbia. Être berger était un métier dénigré
dans l’Ouest américain et la plupart ont considéré leur vie d’isolement
dans un paysage dur et souvent hostile seulement comme un séjour provisoire à
la différence des autres immigrants. Dans un tel contexte, il y avait des barrières
à la création d’une vie de famille et à l’assimilation. Par conséquent,
les Basques, probablement plus que n’importe quel autre groupe immigré dans
l’histoire américaine, ont maintenu une sensibilité importante à leur
patrie. Ils ont regardé leur séjour comme un genre de purgatoire en vue de d’acquérir
un magot avant de s’en retourner au Pays.
Les Basques étaient les avant-gardistes pour développer le modèle de la
transhumance
et qui caractérise toujours l’élevage des moutons dans les grandes parties
de l’Ouest américain. Tandis que plusieurs des bergers continuaient de s’en
retourner, certains ont commencé à considérer la région pour y vivre de façon
permanente et commencé à acheter des ranchs dans l’intention de continuer à les opérer.
Un nombre de plus en plus important obtint la citoyenneté des États-Unis, et
les voyages vers la mère patrie ont commencé à prendre la forme de visites
provisoires, souvent par le but primaire de trouver une épouse pour retourner
avec elle en Amérique. On les appelait péjorativement les americanoak
au Pays, d’autant plus qu’ils avaient de l’argent et étaient souvent jalousés. 430 000
Basques français et espagnols vont venir s’installer aux États-Unis entre
1900 et 1920. Avec le temps, les Basques se sont établis dans des communautés
liées entre elles telles que celles située à Jordan Valley, ville du
Comté
de Malheur construite par ces derniers en 1915, dans l’Oregon,
l’Idaho, et
l’Elko ou le Winnemucca au Nevada. Durant les premières années du XXe, des entrepreneurs basques réussissent à augmenter leurs intérêts
dans des entreprises marchandes, le succès des Basques dans une grande variété
de secteurs ont eu comme conséquence que leur présence dans la région en tant
que capital culturel et économiques fut unique et soulignée. En même temps,
la communauté basque a commencé à favoriser des événements et des festivals
spéciaux célébrant leur culture.
Dans les années 40, en partie due au manque de main d’œuvre occasionné par la deuxième guerre mondiale, l’industrie du mouton vivait une crise grave. Pour aider à remédier à cette situation, le congrès américain passa une série «de lois pour les bergers» qui vivaient en tant qu’étrangers illégaux. De 1950 jusqu’au milieu des années 70, le système a raisonnablement bien fonctionné, permettant à plusieurs milliers de Basques de venir séjourner aux États-Unis. Cependant, un problème entre les propriétaires de ranch et les écologistes, limite le bétail dans les pâturages ce qui rend le salaire sans attrait. Le gouvernement américain va en conséquence réduire sa demande de bergers en les redirigeant vers l’Amérique latine (Mexique, Pérou et Chili). Vers le milieu des années 70, ils étaient moins d’une centaine dans tout l’Ouest américain. Après un siècle et demi, les Basques ont laissé leurs marques dans l’économie rurale de l’Ouest américain. Certains sont même revenus au Pays Basque, comme Jon Andueza, réalisateur de cinéma et présentateur d’Euskal Telebista (la télévision basque) et né en Oregon. D’autres sont devenus connu, comme John Garamendi, nommé par Bill Clinton pour être à la tête du secrétariat du Département de l’Intérieur des États-Unis, ou Paul Laxalt, gouverneur du Nevada et conseiller de Ronald Reagan.
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On parle souvent d’appartenance «ethnoculturelle» au Pays Basque mais il n’existe pas de corrélation entre cultures et races, entre traits transmis par hérédité ou culturellement. D’où le caractère problématique du qualificatif «ethnoculturel». S’il est difficile, pas impossible*, de savoir si une personne est de race basque ou pas, tout comme être de race française ou espagnole, il est par contre donné aux gens de décider d’appartenir à une communauté culturelle. C’est aux personnes à se définir Basques ou pas. La réalité est complexe car s’il y a des bascophones et de lignée basque qui se considèrent espagnols ou français, il y a des Andalous qui vivent en Euskadi et se sentent basque. Un frère peut se prétendre «français» et sa sœur «basque». Le développement identitaire, les rapports sociaux ainsi que des repères historiques et actuels peuvent décider de l’orientation personnelle et l’acceptation d’un concept communautaire transnational ou national. [Réf] [Réf] Le rapport identitaire est différent en Iparralde où la langue basque, pour 62%, est partie prenante dans l’appartenance identitaire alors qu’en Navarre et dans la CAB seulement un tiers considère que pour être Basque, il faut connaître l’Euskara. |
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Cette différence est le fruit de l’amalgame qui lie la langue et le peuple, et qui est très souvent encrée dans la mentalité française, où territorialité rime avec une interrelation linguistique, voire une interdépendance. Une identité, d’où qu’elle soit, peut naître aujourd’hui alors qu’elle n’existait pas hier et ne le sera peut-être plus demain. [Réf] C’est pour cette raison que l’identité basque est en constante évolution, et si elle a reculé durant des siècles, elle semble progresser surtout en Euskadi depuis qu’une nouvelle définition, surgit avec l’Article 7 de 1979 du statut d’autonomie, stipulant que «toute personne ayant établi sa résidence administrative dans la région jouira de la qualité de Basque.». Ceci favorise l’intégration de minorités à une nouvelle identité basque et à un sentiment d’appartenance à une communauté de plus en plus multiethniques. * Concernant les études génétiques qui ont été faites sur les Basques, les donneurs doivent attester d’avoir au moins quatre générations d’ascendance en Euskal Herria ou dans certaines régions limitrophes, enregistrés sous des noms basques. Les personnes, âgées pour une majorité, doivent être nées dans la même province étudiée [Réf]. |
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En France, 800 000 personnes ont un patronyme basque (1.3% de la population totale) et 4 400 000 en Espagne (13% de la population totale). En France, la plus forte concentration de noms de famille basques se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques. En outre le gouvernement basque (CAB) a recensé plus de 10 100 patronymes basques ou noms de famille en les croisant avec le recensement électoral national, en Euskadi et dans d’autres communautés autonomes. Par conséquent la vaste majorité des personnes ayant un patronyme basque aujourd’hui sont des personnes unilingues espagnoles ou françaises et qui vivent hors du Pays Basque. Cependant, la forte majorité des 1 120 000 personnes vivant en Hegoalde et ayant un nom basque peuvent exprimer avec plus de facilité leur «basquitude» et sont le plus souvent bascophones. |
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Les études de José Aranda Aznar ont trouvé des chiffres surprenants puisque
55% des Navarrais avaient un nom basque alors que le pourcentage est plus bas
en Biscaye (40%) et en Álava (37%). Cela prouve qu’il n’y a pas de corrélation
entre le fait de se considérer basque et le patronyme basque étant donné que c’est en
Navarre que le taux d’appartenance à se considérer basque est le plus
faible des 7 provinces. Dans cette province, on se considère avant tout
Navarrais.
Déterminer avec certitude le nombre de patronymes est presque impossible. Si
la Chine avec 9 500 000 km² a 21 000 noms de famille, le Pays Basque
avec ses 20 747 km² aurait plus de 40 000 noms. Le Pays Basque est par conséquent un des
endroits au monde à avoir la plus grande concentration de patronymes. Les noms de famille
pour la plupart correspondent
aux noms de maisons que les Basques se sont donnés au fil des siècles. Cela a
donné une nomenclature exhaustive, entendu qu’il faut aussi prendre en compte
qu’un même nom a aussi évolué en se
francisant ou se castillanisant. Par exemple, en basque, le nom de famille Nazabal s’écrit
soit Naçabal en français ou soit Nazábal - Nasabal - Nazaval en
castillan. Euskaltzaindia (Académie de la langue basque) a édité une nomenclature des 10 000 noms de famille les plus communs.
Cette dernière a été envoyée à chaque bureau de registre civil et à chaque court de la Communauté
Autonome en vue de faciliter le processus de changement officiel
de patronymes, offert sur une base volontaire. La nomenclature établie respecte l’épellation originale, corrigeant les modifications de
l’influence
espagnole et française. En 1996, 3 682 familles ont demandé un certificat
à Euskaltzaindia, qui leurs indiquait l’épellation correcte de leur futur
nom, afin de procéder par la suite au changement de patronyme. Ces certificats ne sont pas nécessaires, si le nom de famille apparaît dans la nomenclature éditée.
Cependant la première difficulté fut de déterminer quels
sont les noms de famille qui sont basques et ceux qui ne le sont pas, étant donné
les nombreux échanges linguistiques entre
euskara,
espagnol et gascon au cours des siècles.
[Réf]
La grande majorité des changements consiste à remplacer un
«v» par un
«b », un
«ch» par
«tx » ou un «c» par
«k » avec pour particularité que l’alphabet basque est composé de
seulement 22 lettres dont le «c », «q », «v », «w » et «y »
n’y figurent pas mais «ñ » y est à ajouter.
Le dilemme «García
»: Un des noms de famille qui apparaît dans cette nomenclature est «García»,
Gartzia en basque. Gartzia était d’après les experts un nom de Navarre, synonyme de
gaztea qui signifie «le jeune» en basque. Il y eut un roi de Navarre
avec ce nom là, qu’il garda par la suite, étant lui-même le plus jeune
membre de sa famille. Rendu
célèbre, le nom fut vite populaire et aimé dans toute la Castille,
d’ailleurs il existe même un énoncé comme suit:
«ceux qui n’ont eu aucun nom se sont appelés García». Actuellement «García»
est le 18ième nom de famille le plus commun
au monde, le 1ier en Espagne et dans le monde hispanique et 14ième en France. Cela ne signifie pas que les
«Garcia» aient des ancêtres Basques, nonobstant,
tous ceux qui souhaitent le faire modifier, peuvent le changer en Gartzia. Les noms de famille les plus communs en Euskadi sont
Agirre et Etxeberria-Etxebarria dont la traduction est
respectivement
«haut lieu qui surplombe un terrain» et
«maison neuve». En Iparralde, cela a donné Aguirre et Etcheverry.
Le basquisme ou vasquismo en espagnol est un sentiment d’attachement à un «environnement» basque et sa culture, qui existe chez des personnes, des groupes sociaux et les zones du Pays Basque (Provincias Vascongadas) et qui, selon le DRAE (Diccionario de la lengua española de la Real Academia Española) se caractérise par «l’amour ou l’attachement aux choses caractéristiques ou typiques du Pays Basque», se différenciant selon la RAE (Real Academia Española) du terme «abertzale» (patriote) qui représenterait une position plus radicale. Souvent, le basquisme a été comparé au nationalisme basque, mais non seulement les nationalistes basques peuvent être appelés «basquisants» (vasquistas), mais aussi plusieurs organisations politiques basques et navarraises sont appelées «basquisantes», sans pour autant revendiquer le nationalisme basque. Entre autres Batzarre, Nafarroa Bai, quelques secteurs d’autres partis comme le PSE-EE, Parti Socialiste de Navarre (PSN), d’Ezker Batua - Berdeak et Gauche Unie de Navarra-Nafarroako Ezker Batua.
Basquisme et Nationalisme Basque: À partir d’éléments «modérés» du nationalisme basque, le basquisme a été défini comme «un élément qui unit, qui rassemble, qui réduit des différences. C’est le ciment qui soutient un projet commun d’Euskadi dans lequel sont parfaitement compatibles les différentes façons de voir l’Euskadi, que l’on soit nationalistes ou pas». Goldarazena souligne que «nous avons confondu souvent le concept de basquité ou de basquisme avec celui du nationalisme, en faisant de manière préméditée une auto identification des deux concepts, en provoquant une érosion de ce qu’il devrait être l’axe central qui soutiendrait la société basque: un axe basquisant qui comprendrait des nationalistes et non nationalistes et sur lequel pivoterait un projet minimum commun de pays, comme celui en Catalogne avec les principales forces politiques (CIU, PSC-PSOE, IC-V, ERC) ».[Citation]
Basquisme et socialisme basque: Le PSE-EE affirme à ce sujet: «le basquisme que le socialisme basque défend se rattache profondément avec les signes identitaire du pays. Il est libre de toute détermination essentialiste et/ou ethnique à consonance nationaliste. Notre basquisme a une vocation de dépasser la dialectique traditionnelle entre des nationalistes et non-nationalistes pour construire, depuis le post-nationalisme, un pays à identités plurielles et divers sentiments d’appartenance, et qui sont exprimés à travers la richesse linguistique de l’euskera (d’abord) et du castillan (ou Espagnol, ensuite).»[Citation] Le socialisme basque espagnol dans les dernières décennies, est passé de l’autonomisme basque, qui reconnaissait la diversité sociale et culturelle du Pays Basque (avec des chefs comme Ricardo García Damborenea ou José María Benegas «Txiki Benegas»), au pari sur le basquisme comme seul élément intégrateur de la société basque, fruit de l’incorporation d’éléments nettement basquisants comme les affiliés d’Euskadiko Ezkerra ou le socialisme du Guipúzcoa (Jesus Eguiguren ou Odón Elorza, comme figures importantes). Tant Ramón Jáuregui, tout comme l’actuel Secrétaire Général Patxi López ont parié sur un PSE-EE nettement basquisant en même temps que le fédéralisme espagnol. Ainsi, il existe encore de fortes tendances (probablement majoritaires, bien qu’omises par divers moyens de communication) dans le PSE lui-même et dans le PSOE qui sont contre le fait d’affirmer que le basquisme est l’axe intégrateur de la société basque (Maite Pagaza, sectores guerristas, Bono, etc..)
Basquisme et groupements contraires au nationalisme: Il existe également un basquisme associé à des éléments ouvertement hostiles au nationalisme basque comme le Forum d’Ermua qui affirme soutenir, protéger et promouvoir la reconnaissance des victimes du terrorisme. En effet, certains membres du Foro Ermua ont déjà été attaqués par l’ETA. Leurs objectif est d’aider l’unité des forces constitutionnalistes au Pays Basque, dénoncer les actes de terrorisme avec force et détermination et éviter toute négociation politique entre l’ETA.
Le Navarrisme ou Navarrismo quant à lui est une doctrine politique qui cherche
à interpréter ce qui pourrait être le sentiment de l’identité navarraise, sa
définition dépend de l’idéologie politique de ceux qui s’expriment. Il
existe deux navarrismes. En
effet, le navarrismo españolista est
fondamentalement opposé à une quelconque intégration
politique avec la C.A.P.B. et défend l’idée d’une adhésion à part
entière de Navarre à Espagne, tout en revendiquant la spécificité de la communauté.
C’est aussi appelé le regionalismo navarro, et tout comme le nationalisme
basque, il a ses origines dans le foralisme. Les partis politiques qui préconisent
et défendent cette tendance sont l’Union du Peuple Navarrais (UPN), allié
politique du Parti Populaire dans la Communauté forale, et sa scission
centriste, aujourd’hui minoritaire, soit la Convergence des Démocrates de Navarre (CDN).
L’ensemble de votes UPN et de CDN représentaient 46.6% des votes dans les
élections autonomes 2007 et forment l’actuellement le gouvernement de Navarre.
Quant au Navarrismo vasquista ou basquisme navarrais, ce dernier est
situé exclusivement au nord de la province et cherche la création
d’instruments de coopération permanent entre la Navarre et la Communauté
Autonome Basque (Laurak bat) ainsi qu’un instrument de progrès social et le droit à
l’autodétermination . F. J. Vacher Oroquieta affirme qu’historiquement
«une bonne partie de
l’intelligencia navarraise vers la fin du XIXe siècle, et les premières décennies du
XXe, était basquisante, culturellement aussi; mais pas politiquement. Actuellement, en
Navarre, le basquisme est identifié presque dans son intégrité avec
le nationalisme basque, même si des forces revendiquant le basquisme comme Batzarre, refusent d’être appelés
abertzales. Il existe
aussi un sentiment basquisant assez développé dans des
secteurs
d’IUN, et même chez quelques personnalités
du PSN
et de l’UPN (comme Daniel Múgica ou Peio Urkiola), mais dans
ces cas, le basquisme repose sur une revendication de composante basque comme étant navarraise
en ce qui a attrait à la culture, l’histoire et
la langue, mais dans
aucun cas en étant identifié avec le projet politique de territorialité
commune revendiqué par les nationalistes basques. [Liens]
De même, il existe un conflit doctrinal entre le vasquismo
et
le navarrismo. Ce terme pose polémique, certains auteurs et politiciens le considèrent antagoniques, tandis que d’autres considèrent qu’il existe un
vasquismo
navarrista ou un navarrismo vasquista.
L’étymologie du mot basque vient de «Basco» en gascon et de «Vasco» en castillan. Ceux-ci dérivent de «Vasco» en latin, ou «Vascones» au pluriel pour nommer les Vascons (les Vascons ont également donné leur nom aux gascons - adaptation gallo-romaine d’une prononciation germanique «Waskon»).
L’approche latine du /w/ soutient que la
consonne labio-vélaire
s’est typiquement transformée en une
consonne occlusive bilabiale voisée
c’est-à-dire le /b/ exprimé en gascon et en castillan, probablement sous
l’influence du basque et de l’aquitain (une langue liée au vieux basque et
parlée dans la Gascogne
antique). Ceci explique le calembour
romain aux dépens des Aquitains (ancêtres des Gascons): «Beati Hispani
quibus vivere bibere est», qui se traduit par «Que les
Ibères
romains soient bénis de considérer l’Aquitain apparenté à l’Ibérien,
pour qui la vie (vivere) c’est boire (bibere)».
Une autre théorie fréquente au sujet de l’origine de «Vasco» en latin, est
qu’elle dérive de la signification latine de «boscus», «buscus» («bosque»,
forêt en castillan) ou «lieu boisé» (bosquet). Ainsi les «Vascones»
signifierait «ceux qui vivent dans une terre boisée». Cependant, cette étymologie
est fausse car il est prouvé que «boscus/buscus» en latin est seulement
apparu au Moyen Âge, et elle est probablement la déformation en latin classique d’«arbustus»
(signification «plantée avec l’arbre», de «arbor», de l’arbre),
probablement sous l’influence de «busk» ou «bosk» en langue germanique,
dont l’origine est elle-même inconnue. Une autre étymologie discutée est
que le mot basque est l’altération de baste (1351), empruntée
probablement au provençal
basto, «couture à longs points» et «plis faits à une robe pour la relever».
Une autre théorie veut que Vasco signifie toujours «de la terre boisée»,
mais cette fois-ci à partir du mot basque moderne basoko. Baso-
signifiant «la forêt», et – ko, qui est ajouté à la fin des mots, qui
signifie «de». Par exemple Basoko piztiak se traduit par les animaux de la forêt.
Même si basoko est un mot basque moderne, il est fort probable que cela
aurait pu être bien différent il y a 2 000 ans. Cette étymologie, populaire
parmi certains basques, est maintenant totalement critiquée par des linguistes.
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Pièces de monnaie du Ier et IIe siècle avant J.-C. |
Pour compliquer le mystère, plusieurs pièces de monnaie des Ier et IIe siècle avant J-C ont été t |